Interview avec Mounir Ghazali, fondateur de CorsEco

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Mounir Ghazali, fondateur de CorsEco : L’idée m’est venue quand je travaillais pour une collectivité. J’avais droit à une remise chez un commerçant… mais je l’ai su beaucoup trop tard. Je me suis vraiment demandé pourquoi l’information ne m’avait pas été transmise, comment une offre aussi intéressante avait pu passer à la trappe.

Je me suis dit qu’il y avait un vrai problème de communication entre les commerçants, les salariés et les collectivités ou comités d’entreprise. C’est de là qu’est née l’idée de créer CorsEco : une entreprise qui facilite et professionnalise ce type d’échanges.

MG : Alors, à la base, c’est une carte que les salariés de collectivités, de CSE ou d’entreprises présentent chez les commerçants partenaires pour bénéficier de tarifs préférentiels. L’idée, c’est vraiment de redonner un peu de pouvoir d’achat, mais aussi avec l’éthique de travailler essentiellement avec le commerce local.

Cette Carte Privilège permet aux collaborateurs — et à leur famille — de profiter d’avantages exclusifs pour de nombreux produits et services : parfumerie, prêt-à-porter, sport, spa, garagistes, voyages, billets de bateau, loisirs, etc.

Interface de l’application CorsEco

MG : Je suis toujours très actif sur la partie commerciale : je démarche au quotidien les commerçants locaux pour mettre en place des partenariats et négocier des remises pour les salariés de mes clients — les collectivités et les entreprises.

En parallèle, je travaille sur l’évolution des services proposés. Il faut sans cesse penser à ce que les salariés aimeraient comme avantages, mais aussi faire évoluer les outils à leur disposition, notamment l’application. Avec Corsicaweb, on a ajouté plein de petites fonctionnalités au fil du temps, comme un bouton vers les réseaux sociaux, ou encore un bouton « réclamation » pour que les utilisateurs aient un vrai lien humain s’ils rencontrent un souci.

MG :  Au départ, on avait une carte physique, accompagnée d’un site internet. Mais en regardant les premières statistiques, je me suis vite rendu compte que l’usage mobile explosait. On est passé d’un équilibre 50/50 entre mobile et ordinateur, à une utilisation quasi exclusive sur mobile.

Donc on a développé une application, avec l’idée qu’elle soit plus ergonomique, accessible à tout moment, réactive. C’était vraiment une attente forte de mes clients. 

MG : Oui, avec l’appli, on a tout sous la main, on peut consulter les offres à tout moment. Même sans besoin immédiat, l’application permet aussi de créer du lien avec l’utilisateur via des notifications.

Avant, j’annonçais les nouveaux commerçants partenaires uniquement par mail. Aujourd’hui, les notifications mobiles sont bien plus efficaces. Les mails se perdent au milieu des promos, même si les gens ne se désabonnent pas de la newsletter, ils passent parfois à côté. Avec l’appli, c’est plus direct.

MG : L’interface de l’appli avait déjà été imaginée en amont, mais Corsicaweb a pris en charge tout le développement, toute la partie technique : la gestion des offres, des dates de validité, des cartes, etc. L’application est fluide et agréable à utiliser, mais derrière, c’est une vraie machine !

Je dois dire qu’Alban, chez Corsicaweb, a vraiment cette capacité à traduire mes idées — même quand elles me paraissent complexes — en solutions simples, efficaces et bien adaptées à mes clients. Il y a une vraie écoute.

MG : C’est justement un axe de développement. L’idée est d’ajouter des services aux entreprises, pour qu’elles puissent elles aussi mieux communiquer avec leurs salariés via l’appli. Leur permettre de partager des infos internes, des services spécifiques… C’est en cours.

MG : Ils sont souvent débordés, et il y a encore une vraie fracture numérique. Ils m’envoient leurs infos par mail, et je m’occupe de tout : visuels, mises à jour, mise en ligne. C’est plus simple pour eux.

MG : Oui, en termes de retours utilisateurs, les salariés se sentent plus impliqués. L’appli est à leur nom, avec leur numéro de carte… C’est plus personnel qu’un site où il faut se connecter anonymement.

C’est pour ça que j’ai voulu renforcer encore le lien humain, avec ce fameux bouton « réclamation ». Pour moi, c’est essentiel. On parle beaucoup d’intelligence artificielle aujourd’hui, mais il faut surtout ne pas perdre l’humain de vue. Il faut que les utilisateurs sachent qu’il y a quelqu’un derrière. Ça change tout.

MG : Très facilement ! Mon numéro de portable est sur la carte, sur le site, dans les mails… Ils m’appellent, m’écrivent, m’envoient des messages sur WhatsApp, Messenger… Je suis très réactif. Et avec l’application, dès qu’une réclamation est envoyée, je reçois une notification instantanée. Je peux répondre dans la foulée, soit par mail, soit par téléphone.

MG : On a plus de 20 000 salariés qui utilisent la carte, et près de 700 commerçants partenaires en Corse.

MG : Oui, c’est une condition essentielle. 95 % de nos partenaires sont implantés en Corse. On ne fait appel à des prestataires hors Corse que quand il n’y a pas de concurrence locale. Par exemple, des billetteries comme Disneyland, ou des plateformes de réservation d’hôtels et de locations en Europe et à l’étranger. Mais sinon, on reste ancrés localement.

MG : Ce que j’apprécie le plus, c’est l’écoute, la capacité à bien comprendre mes besoins, à proposer des solutions pertinentes, et surtout la réactivité. C’est indispensable pour moi.

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